Aujourd’hui, direction le Sud de Tokyo, en dehors de l’agitation et du stress permanent qui règne dans la capitale.

Kamakura, je m’en rappelle encore comme si c’était hier car il s’agit de la première visite que j’avais faite lors de mon premier voyage au Japon en 2010. Je me rappelle avoir été frappé par la beauté des temples et j’étais resté subjugué devant le grand bouddha situé à Hase.

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Est-ce que l’émotion sera la même cette fois ? Inutile de partir à l’aube, je ne voulais pas tout visiter. Quelques temples à Kamakura, le daibutsu et le temple de Hase-dera seront amplement suffisant.

Trois quart d’heure de train sont nécessaires pour rejoindre Kamakura de Tokyo, en ligne direct c’est encore mieux. Chanceux, le ciel est parfaitement dégagé et j’aperçois au loin le Fuji-san tout de blanc vêtu. La vision est fugace, moins de 10 secondes et déjà les immeubles recachent le trésor national.

On emprunte la ligne Enoden de la gare de Kamakura pour arriver à Hase.

Ligne Enoden

Très vite, je m’agite, il y a longtemps que je souhaite revisiter le magnifique Hase-dera. Je l’avais parcouru au pas de course la dernière fois car nous n’avions que peu de temps.

Quelle beauté ! Il y en a de partout. Ce que j’apprécie, c’est la composition, la végétation, le fait que le temple soit situé dans un écrin comptant plusieurs niveaux. Vous pouvez me croire, c’est magnifique.

Jizo au Hase-dera

Je pense qu’il est temps d’acheter un shuincho. Seront consignés à l’intérieur les noms des temples ou une phrase écrit par des moines. Cela constitue un très bon souvenir et pour 1000 yens environ, il ne faut pas se priver. Je vous conseille vivement de réaliser un tel achat puis de donner votre shuincho à un moine qui écrira au pinceau dessus et aposera un sceau pour la somme de 300 yens à chaque fois.

Moine calligraphiant sur un shinchuo

Direction le daibutsu ensuite où il y a foule. Encore une fois, je reste scotché devant lui. J’avais déjà fait sa connaissance mais il y a quelque chose de magnétique chez lui que je ne saurais expliqué, il m’attire toujours autant. Chacun veut sa photo devant le maitre des lieux. On me demande de l’aide à plusieurs reprises afin que je tire le portrait des gens devant le grand bouddha et c’est avec grand plaisir que je m’exécute. Il est ensuite temps de penser à mes propres souvenirs et c’est alors que j’appuye frénétiquement sur le déclencheur de mon appareil pour prendre des clichés.

Daibutsu

Retour à la gare de Kamakura pour poursuivre la visite de temples et c’est devant le Hachimangu que je décide de me poser et de contempler.

Vue sur le Tsurugaoka Hachiman-gū

Avant la fermeture, il me restait assez de temps pour filer tout droit en direction du Kencho-ji. Je m’approche donc de l’accueil pour prendre mon ticket, pose le trepied où se trouve l’appareil photo et c’est là que se produit la catastrophe. Un grand bruit sur ma gauche. Le trepied vient d’emporter dans sa chute mon boitier qui tape violemment le sol en pierre. En le voyant par terre je comprends tout de suite qu’il y a du dégat, impression confirmée lorsque je le prends en main.

Filtre brisé

Les photos seront terminées pour aujourd’hui alors que le Kencho-ji était l’occasion rêvée pour prendre en photos quelques merveilles dont le plafond du Hatto. Pas grave, le téléphone remplira parfaitement sa mission.

Dragon sur le plafond du Hatto

Retour à Tokyo peu après 19 heures, passage au BIC Camera de Shinjuku où, coup de chance, je tombe sur Damien, un employé français qui est justement en train de renseigner un autre français qui a également un problème avec son boitier. Le centre de réparation Canon étant déjà fermé, je décide alors de procéder moins même à l’opération sauvetage de l’objectif. Plus de peur que de mal, après avoir enlevé les bris de glace du filtre, la lentille principale de l’objectif n’a pas été touché. Le voyage en photos peut ainsi continuer.

Demain, départ pour le Kansai, dans la ville aux mille temples.

 

2014 sous les sakura au Japon #5 : Kamakura et son bouddha
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