Les jeux jeux traditionnels japonais sont bien plus que de simples loisirs. C’est d’autant plus vrai pour les jeux de stratégie.

Jeu de go

Au Japon comme dans beaucoup d’autres pays d’Asie, le jeu de société est érigé au rang d’art à part entière et comme les Japonais ne font jamais les choses à moitié, il existe une réelle implication des joueurs.

Vous êtes prêts à voyager ?

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Alors partons explorer ce patrimoine qui a aidé à structurer la société à travers les âges et qui a permis aux Hommes de développer des compétences fantastiques.

Le jeu de go

Il s’agit certainement d’un des jeux les plus célèbres lorsqu’on pense au Japon.

go-japon

Pour les fans de mangas, vous avez sûrement découvert le jeu de go via la très bonne série « Hikaru No Go » du célèbre Takeshi Obata.

L’histoire de ce jeune écolier qui touche par accident un vieux plateau de go dans un grenier et qui réveille le fantôme millénaire de Saï, ancien champion de go qui erre depuis des siècles à la recherche du « coup parfait », a fait le tour du monde et a permis de relancer la notoriété du jeu auprès des jeunes.

Mais il faut savoir que le jeu de go n’est pas né Japonais.

Origines

Il vient de Chine et on en retrouve des traces plus de 700 ans avant notre ère. Ce qui fait sa renommée, c’est son caractère sérieux et complexe.

Goban et Goishi

Même Confucius le mentionne dans ses Entretiens.

C’est seulement au XIème siècle qu’il sort de l’Empire du Milieu et qu’il voyage jusqu’au Japon et en Corée, grâce aux moines bouddhistes Chan.

Les stratégies mises en place dans ce jeu étaient tellement intéressantes qu’on a utilisé le jeu de go comme entraînement à la stratégie militaire chez les samouraïs.

Certaines parties peuvent durer des heures, voire même des jours, et il faut des mois de pratique avant de réussir à vraiment pouvoir jouer convenablement.

Règles du jeu de Go

Joueurs de Go

Pour ce qui est des règles, le principe est de poser chacun son tour ses pierres (« goishi ») – soit toutes noires, soit toutes blanches – sur les intersections d’une planche quadrillée (« goban »), afin d’organiser des territoires et d’encercler les territoires de l’adversaire.

Par exemple, si les pions blancs encerclent les pions noirs, on considèrent ces derniers comme pris.

Il faut donc savoir projeter l’effet d’un coup sur l’ensemble de la partie, et c’est pour cela que le jeu peut durer des heures.

Le shôgi : un des jeux traditionnels japonais

C’est un peu l’équivalent de notre jeu d’échecs.

Shogi

Ce jeu est pratiqué par 15 millions de japonais.

Origines du shôgi

Il date du VIIIème siècle et trouve ses origines en Chine car il fait penser au xiang-qi chinois.

Sa forme actuelle est inchangée depuis le XVIème siècle.

Joueurs de shôgi

La fédération japonaise de shôgi à Tokyo (la Nihon Shogi Renmei) possède un bâtiment doté de plusieurs étages dont certains sont réservés à l’initiation, et d’autres aux entraînements ou encore aux compétitions.

Vous imaginez donc l’importance que le pays porte à ce jeu.

Même les retransmissions télévisées hebdomadaires sont diffusées sur la NHK, chaine n°1 au Japon.

Si vous voulez vexer un japonais ?

Vous n’avez qu’à lui dire que le shôgi est un jeu ludique…

Règles du jeu

Le jeu se pratique sur un plateau carré de couleur neutre (« shôgiban ») comportant 9 cases sur 9, ainsi que 20 pièces par joueur.

Pour gagner ?

Il faut arriver au roi adverse. Ce jeu est d’emblée peut accessible aux occidentaux puisque les pièces à déplacer (« koma ») possèdent chacune un kanji nécessitant de lire le Japonais.

Pièces de shôgi

De chaque côté, les pièces possèdent les mêmes kanjis et la même couleur.

Ce qui les différencient est l’orientation des pièces, ainsi que les deux rois qui sont légèrement modifiés.

Les joueurs installent leurs pièces sur 3 lignes, et comme aux échecs il existe des pièces à mettre sur la ligne de front et d’autres à mettre en retrait.

Devant nous, on retrouve ses pièces (« jijin ») et en face les pièces de l’adversaire (« tekijin »).

Mais leurs déplacements sont bien plus variés et complexes qu’aux échecs. Pour ceux qui seraient curieux de tester le jeu, sachez qu’il existe une Fédération Française de Shôgi.

Hanafuda

Paquet de cartes de hanafuda

Il s’agit d’un jeu de cartes réparties en saisons et douze mois.

Chaque mois compte quatre cartes avec à chaque fois une illustration propre.

Chaque paquet de cartes permet de jouer à différents jeux traditionnels japonais comme le hachi-hachi, le hana-awase ou bien encore le oichokabu.

Découvrez ci-dessous les thèmes de chaque mois :

  • Janvier : pin
  • Février : prunier
  • Mars : cerisier en fleur
  • Avril : glycine
  • Mai : iris
  • Juin : pivoine
  • Juillet : trèfle japonais
  • Août : eulalie
  • Septembre : chrysanthème
  • Octobre : érable
  • Novembre : pluie
  • Décembre : paulownia

Le kendama

Peut-être un peu moins connu que le jeu de go ou le shogi, le kendama s’avère être très ludique.

Le kendama est un jeu inventé au Japon, dont l’ancêtre n’est autre que le bilboquet français.

La différence est que le kendama possède une partie avec deux plateaux que l’on nomme « sarado », puis il y a la partie que l’on appelle « ken », qui signifie épée, et le « tama » qui est la boule.

Le principe est plutôt simple en apparence : il faut constituer des figures en promenant le tama sur les différentes parties du ken, et donc également sur les sarados.

Il a été créé au XVIIIème siècle dans la ville de Nagasaki dont le port hébergeait de nombreux navires européens. Il est officiellement breveté en 1919, et il connaît un grand succès dans le pays depuis les années 70 grâce à l’association japonaise de kendama.

Les Japonais préfèrent également les jeux d’argent, on les retrouve généralement dans les pachinko, ces endroits où les machines font un bruit assourdissants. Ils aiment ce côté un peu traditionnel même si ils aiment également les jeux d’argent en ligne mais je pense que la pratique est tout de même moins habituelle qu’en Occident.

Avez-vous déjà eu l’opportunité de pratiquer le jeu de go ou le shôgi ?