Aujourd’hui sera placé sous le signe des éléphants. Les journées s’enchaînent rapidement du côté de Chiang Mai. Encore une fois, il nous faudra sortir de la ville pour profiter des pachydermes… Rendez-vous était pris à 8h30 chez Thailand Nature Adventure, dans le centre ville.

En route chez les éléphants

RizièreAprès un passage au conbini pour acheter de quoi boire, nous étions parfaitement dans les temps pour rejoindre notre guide de la journée. Assis derrière le camion, à l’air libre et après avoir parcouru une centaine de mètres, nous sommes allés prendre un couple d’espagnols avant de partir directement pour le camp des éléphants en pleine nature. Il nous fallait environ une heure trente pour arriver à destination. Au bout de trois quart d’heure, la nature accueillante de la région nous tendait les bras. Magnifique ! Absolument digne d’une forêt tropicale : verdure, humidité, route en terre… Un avant goût d’une journée riche en émotions.

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Rencontre avec Dodo

Pachyderme en pleine natureAvant d’arriver au camp, impossible de ne pas voir tous ces éléphants dans la nature. Une vision un peu hors du commun. C’est comme si à la place des vaches dans nos prés en France, nous avions des éléphants. Sur la route qui nous menait à destination, de nombreux locaux avançant assis sur la tête des pachydermes. Notre nouvel ami de la journée était attaché à un tronc d’arbre.

Notre guide nous donna tous les détails le concernant : il répond au nom de Dodo, 6 ans d’âge et 330 kilos sur la balance. Niveau hauteur encore mieux, il est plus grand que moi… Première chose à faire, nourrir l’animal avec de la canne à sucre ou des petites bananes. Inutile de s’embarrasser avec lui, Dodo comme ces congénères mange trois fois par jour et il a de l’appétit le bougre : impossible de lui donner 3 bananes par 3 bananes, il était tellement vorace qu’il prenait le régime de bananes avec sa trompe pour le dévorer !

Peau rugueuseCe qui est étonnant finalement c’est la peau de l’animal, dur comme de la pierre et pourvu de longs poils également très durs (je m’en souviendrai). Après ces quelques réjouissances culinaires, il nous a fallu apprendre 5 ou 6 mots en mahouts (nom de la tribu local) afin que l’éléphant comprenne nos ordres une fois sur lui. Pour avancer, criez « Pai » (et quand je dis crier il faut hurler pour que l’éléphant entende), pour qu’il  tourne c’est « kew » (à prononcer « kwè » et en donnant un bon coup de talon dans le ventre de l’éléphant dans le sens inverse ou on veut tourner). Il y a également le « toi » pour reculer ou le « how » pour s’arrêter. Une fois ces rudiments acquis, petit tour pour chacun d’entre nous sur Dodo.

Montée sur le dos d'un éléphantPour monter sur lui, lancez lui un « Sung » et il pliera la patte afin que vous preniez appui sur lui afin de grimper sur son dos. Tout un programme. Après un passage réussi avec succès sur quelques dizaines de mètres, nous avons eu droit au « Dodo show » : il s’est cabré comme un cheval, il a fait tournoyer un cerceau autour de sa trompe, il a ramassé un chapeau par terre puis nous l’a mis sur la tête avant de nous faire un bisou sur la joue avec sa trompe et clou du spectacle il nous a massé.

 

MassageAllongés sur le ventre, l’éléphant a posé sa patte sur notre dos et y a appliqué une légère pression. Le dresseur était à côté de lui avec un outil tranchant qu’il avait placé sur le creux du genou au cas où. Cependant, si l’animal avait appuyé trop fort, plus de dos pour nous. Heureusement, tout s’est bien passé, Dodo a terminé son massage en nous tapotant le dos à coup de trompe.

 

 

Éléphants adultesMidi déjà, il était grand temps de déjeuner. Ce qui est pratique avec les Thaïlandais, c’est qu’ils peuvent cuisiner absolument partout. Ainsi, rien de plus simple pour eux que de préparer un très bon repas avec une simple marmite, quelques légumes et du poulet. Même si ils ont la main un peu lourde sur les épices, c’est généralement toujours très bon ! Alors que nous déjeunions, quelle ne fut pas ma surprise de voir débarquer les deux parents de Dodo. Ces deux là n’ont assurément pas le même calibre que le fiston.

Balade périlleuse à trois mètres de haut

Ballade en pleine nature en ThailandeComment faire pour grimper sur ces montagnes et tenir sur eux sans tomber à plus de trois mètres de haut ?! Il était temps de partir pour une heure à dos d’éléphants. Après un « sung » (lève la patte), il a fallu sauter sur le dos de mon nouvel ami. Vive le sport ! Catastrophe ensuite pour tenir sur lui, nous montions sans selle, directement sur le dos de l’animal, comme les mahouts… Les éléphants sont relativement dociles mais aussi un peu niais. Ils n’en font qu’à leur tête : ils voient un point d’eau, ils baissent la tête et y trempent leur trompe (joncher à trois mètres de haut, je peux vous dire que lorsqu’ils baissent la tête, ne pas tomber tient du miracle), lorsqu’ils voient un branchage, même si il y a des fils électriques, ils plongent leur trompe dedans pour arracher la nourriture. À ce moment là, allez faire comprendre à une masse de quasiment une tonne qu’il doit stopper ça net… Pour corser le tout, les mahouts on fait trottiner les éléphants sur quelques mètres. Je me serais cru sur un dinosaure à la démarche chaloupée.

Baignade avec les pachydermes

Bain dans un fleuveArrivés près d’une rivière, il a fallu s’occuper de nos nouveaux amis en les douchant et les frottant (leur peau est tellement dur qu’elle a besoin d’un bain quotidien et d’un nettoyage en profondeur).

À deux centimètres de l’éléphant, nettoyage et frottage. Si il avait voulu se lever d’un coup et si un pied se trouvait sur son passage, adieu le pied. Au final, cela aura été une bonne expérience même si j’aurais préféré monter sur le « petit » Dodo car pendant trois quart d’heure, mon seul objectif a été de ne pas tomber du pachyderme. En revanche, nous avons parcouru des paysages magnifiques.

Retour à la civilisation

Retour à Chiang MaiIl nous aura fallu rentrer ensuite à Chiang Mai après avoir pris une bonne douche. Sur le chemin du retour, quel bonheur de voir les habitants des villages, perdus au milieu de nul part et les paysans travaillant dans les rizières à main nus. Et puis, petit à petit, nous avons retrouvé sur notre route des cortèges de scooters, nous indiquant que nous nous éloignions de plus en plus de nos amis les éléphants et de leur environnement naturel…

 

Les conseils de tonton Manek’

[c5ab_tabs type= »accordion » ][c5ab_tab icon= »fa fa-chevron-circle-right » title= »Mon conseil n°1 : prenez un pantalon » ]PAssis sur le dos de l’éléphant juste derrière sa tête, vous allez automatiquement serrer les jambes autour de lui pour vous stabiliser. Les poils d’un éléphant sont très durs et cela va vite vous faire mal aux jambes[/c5ab_tab][c5ab_tab icon= »fa fa-chevron-circle-right » title= »Mon conseil n°2 : trouvez le bon prestataire » ]Essayez de planifier cette excursion un peu en amont pour ne pas être pris au dépourvu. Trop d’organisations proposent des ballades à dos d’éléphants où vous ne profitez pas vraiment de l’animal.[/c5ab_tab][/c5ab_tabs]

En conclusion

C’est ça la Thailande. Si j’avais pu planter une tente au milieu de ce paysage, je n’aurais pas hésiter une seconde. Nous avons mal planifier ce voyage en pensant que Chiang Mai serait une ville sans grand intérêt. Au contraire, deux jours de plus n’auraient pas été du luxe pour visiter, nous ratons ainsi le temple le plus connu de la ville qui se trouve tout en haut d’une colline… Rageant car demain nous partons pour le soleil de  Koh Samui… Ce n’est pas pour me déplaire !

Balladez-vous aussi à dos d’éléphants si vous en avez l’occasion. Apprenez leur langage, donnez leur à manger, donner leur un bain, ils vous le rendront au centuple !