Nous y sommes. Après avoir patienté de longues semaines, le jour J est enfin arrivé : c’est le grand départ pour Tokyo, un périple d’un mois pour en prendre plein la vue.

Voilà maintenant un peu plus de deux mois que j’ai décidé de partir au Japon, un peu sur un coup de tête. Je me souviens, j’étais en train de patienter dans une immense file d’attente qui m’amènerai tout droit dans le salon phare de l’année sur la « culture » japonaise, Japan Expo, pour ne pas le nommer. En piétinant, un ami et moi discutions de son voyage au Japon, il me mettait l’eau à la bouche le bougre et c’est alors que ce vendredi 2 juillet 2010 je me suis dit Pourquoi pas moi ? Le seul problème c’est que j’étais seul à pouvoir y aller. Tant pis, c’était l’occasion de faire appel à un voyagiste qui propose des séjours semi-organisés. Voilà, je m’étais inscrit pour un voyage d’un mois entre septembre et octobre. Il ne restait plus qu’à attendre et chaque heure qui me séparait du départ me semblait être une éternité. J’avais tant rêvé du Japon depuis si longtemps…

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Enfin le jour J

Dimanche 12 septembre, 6h30 du matin, le soleil se lève et caresse les toits de Paris. Pour me préparer au mieux au décalage horaire, je n’ai pas dormi de la nuit.

A380

Je trépigne d’impatience, mes valises sont fermées, je suis prêt pour l’aventure. Adieu Paris, bonjour Tokyo, rendez-vous était donné à 11h30 à Roissy avec l’ensemble des participants de ce voyage.

Après de longues minutes à déambuler dans les couloirs de Roissy, nous tombons nez à nez avec notre moyen de transport du jour. Je ne voyais pas l’A380 aussi imposant, il est vraiment géant !

Le vol s’est très bien déroulé, le bruit dans la cabine est très supportable et les 11 heures de vol sont passées très rapidement, ponctuées par des repas, des séances d’aspiration de nouilles épicées la nuit, d’engloutissage de glaces et de nombreux films. Bien que j’étais très à mon aise, allongé, je n’ai pas fermé l’œil, trop excité à imaginer ce qui allait m’attendre sur le sol nippon.

Direction Tokyo en bus bollywood

Dans le bus direction TokyoAprès notre arrivée, nous avons rapidement été pris en charge par Pascal, un des accompagnateurs de Autrement le Japon, à Narita. Un peu plus d’une heure de bus aura été nécessaire pour que nous arrivions dans le centre de Tokyo. Il faut dire que notre moyen de transport était kitchissime à souhait : vieux strapontins plein de poussière nous rappelant le temps du collège, lustres de cristal de plastique très « Bollywood », rien ne nous aura été épargné (!!). Durant le trajet, Pascal m’a remis mon billet pour le tournoi de sumo. Un voyage au Japon sans assister à cette discipline nationale, cela aurait été dommage.

La banlieue de Tokyo n’est pas d’une beauté affolante, c’est en fait une succession d’entrepôts de logistique de grands groupes. En même temps, c’est le cas pour toutes les grandes villes dans le monde. En se rapprochant de notre point de chute, ont défilé le Tokyo Disneyland Resort et la grande roue d’Odaïba. Chouette mais on en veut plus. (patience !)

Mes premiers pas dans la mégalopole nippone

Ma chambre à OtsukaNous avons été déposer nos bagages dans nos résidences respectives. J’avais opté pour un appartement en collocation et j’ai fait le bon choix. Le gérant de l’agence immobilière m’a donc amené jusqu’à mon logement, une maisonnette sur deux étages. Y logent un étudiant danois qui travaille à l’ambassade et une française qui termine son séjour dans une semaine. Ça va être sympa, au moins j’aurais de la compagnie. À Tokyo pendant un mois, je ne voulais pas rentrer seul le soir dans une chambre sans âme. Au moins ici, j’espère qu’il y aura de l’ambiance.

Rendez-vous était pris à 13 heures à la gare d’Otsuka et il était tant de déjeuner. Tomoe (une autre accompagnatrice), nous a emmené en direction de Shibuya. Quartier branché et jeune de Tokyo, les rues sont rythmées de musique c’est assez déroutant lorsqu’on sort du métro pour la première fois mais on s’y fait très bien. J’ai enfin pu marcher sur le célèbre carrefour de Shibuya et voir la statue du chien Hachiko.

Dégustation de plats typiques japonais

OkonomiyakiQuand on voyage, on teste de nouvelles choses, la nourriture en fait partie. Bien que comme de nombreux magasins, le McDonald’s soit ouvert 24h./24 et 7j./7, plutôt que de venir ici et aller engloutir les produits de la sous-culture américaine, nous avons décidé de tenter l’aventure des okonomiyaki. Il s’agit d’une préparation mise dans un bol par le cuisinier. À vous ensuite de remuer ce qu’il y a dedans de façon énergique, de le mettre sur une plaque chauffante devant vous, de faire cuire chaque face 4 minutes à l’aide d’un sablier à disposition puis de rajouter à votre guise des sauces (otafuku okonomi, mayonnaise, ketchup, …) ou des flocons de bonite (katsuobushi). Okonomiyaki vient de « okonomi » (お好み : ce que vous aimez) et « yaki » (焼き: grillé).

Pour vous, une petite vidéo réalisée en live avec mon APN, je n’avais pas pris ma caméra, désolé de la qualité de l’image mais cela donne une bonne idée de la technique à employer. Pour cette fois c’est le serveur qui nous a montré comment réaliser un monjayaki (もんじゃ焼き) car c’est un peu technique cette histoire…

httpvh://youtu.be/2it_V3tFbCQ

Fin de journée tranquille

Passage piéton de ShibuyaAprès s’être bien remplit la panse, nous avons visité le quartier et c’est hallucinant, on en prend plein la vue : vitrines de magasins atypiques, couleurs des panneaux publicitaires, vêtements et coupes étranges de certain(e)s, immeubles clinquants, musiques et mélodies entraînantes un peu partout dans les rues et ce monde, une vraie fourmilière.

Il y a de quoi faire à Shibuya !

Il était déjà 17h00 passées et c’est alors que j’ai décidé de repartir dans mon quartier, à Otsuka, histoire de voir si j’avais bien repéré le chemin. Pas de problème de ce côté là, j’ai retrouvé la route qui menait à mon logement sans trop de souci. Il me faut une petite dizaine de minutes de marche pour rejoindre la station d’Otsuka de mon appart.

Je suis retourné du côté de la gare peu après histoire de siroter un café et manger une part de gâteau au Starbucks. Je n’avais pas dormi depuis plus de 36 heures et mon corps m’a rappelé à l’ordre. Alors que je regardais les passants défiler sous mes yeux, mes paupières m’ont fait comprendre qu’il était largement temps de me reposer. À presque 20 heures, c’était raisonnable. Je devrai limiter les effets du décalage horaire.

Demain, en piste pour mes deux premières excursions organisées : une visite de Akihabara et un repas franco-japonais le soir, j’ai hâte ! Que l’aventure commence !

 

Y a t’il une destination qui vous a toujours fait rêver étant enfant et où vous vous êtes finalement rendu ? Qu’avez-vous ressenti en y posant les pieds ? Racontez-nous.

 

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