Lorsque je parcours les grandes villes, j’adore partir à la recherche du restaurant japonais qui me fera chavirer. À Los Angeles, je n’ai pas échappé à la règle. Allez, je vous raconte tout dans cet article. Eh ! vous attendez quoi ? suivez moi, j’ai faim moi !

Ce n’est pas parce que je suis à Los Angeles que je vais oublier mes péchés mignons parmi lesquels se trouve bien évidemment les bons plats japonais, relativement sains et plein de saveurs. Si il est assez facile de dégoter de bonnes gargotes à Tokyo (évidemment), c’est toujours un beau challenge de tomber sur la perle rare dans un autre pays. C’est donc ainsi que j’ai décidé de relever le défi sur la côte Ouest des Etats-Unis.

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Désolé pour le ton humoristique de ce billet mon ami(e), j’espère que cela ne te gênera point.

Tout a commencé par une nuit de pleine Lune. C’est par une rencontre un peu fortuite que j’ai obtenu le nom d’une chaîne de restaurants japonais à L.A. (non, pas Coco Ichiban !). Dans cette ville immense, rien ne vaut l’avis éclairé de connaisseurs, ou devrais-je dire connoisseurs. Après plusieurs séjours à Los Angeles, une globe-trotteuse que j’ai rencontré dans la cité des anges m’a donc donné le nom d’un restaurant. Avant de réserver, j’ai tout de même pris le soin de jeter un rapide coup d’œil au site internet. Mon verdict n’a pas mis longtemps à arriver : un lieu « branchouille » pour bobos et starlettes holywoodiennes (Jay Z, Bruno Mars, Eva Longoria et j’en passe), avec un design signé Philippe Starck. Comme il ne faut pas mourir idiot, je décide tout de même de faire une réservation parce que vous savez, « my dear », c’est toujours bondé (ben tiens!).

Allons faire un tour au Katsuya

Sushi aux Etats UnisA l’entrée, ça claque, ça envoye du lourd. Un petit bar lounge se trouve derrière des petites colonnes en verre renfermant des couteaux utilisés par les maîtres sushis sauf que ces derniers sont en plastiques bleus. Assez classe je dois dire. Sur les étagères du bar, du champagne de bonne facture et des alcools forts. À cet instant, je me demande alors si je suis bien dans un restaurant japonais ou dans un bar lounge à Saint Tropez.

Je suis alors une hôtesse qui me précède et m’amène à ma tabl. En traversant la pièce je crains le pire : y aurait-il toute la jeunesse dorée de Hollywood dans les parages (?!) Pas de jugement hâtif, mon palais sera seul juge en la matière. Alors que j’ai fais quelques mètres, j’entends un « Irashaii » de la part des cuisiniers. Ils sont installés au centre de la pièce et travaillent ainsi sous les regards des clients. Je m’assois, une serveuse me pose la traditionnelle question de début de repas (« Everything is fine ? ») et me tend alors la carte des plats. Les hostilités peuvent maintenant débuter.

Le menu

Un umeshu sinon rien

TempuraLe moins que l’on puisse dire, c’est que le menu est assez varié mais pour commencer le repas, petit coup d’œil sur la carte des Champomy ! Je décide donc de prendre un umeshu, par habitude. Ne le trouvant pas sur la carte, je demande alors si ce divin breuvage est proposé par la maison. La réponse fut assez étonnante : « Ume-what? ». OK, j’ai compris, je passe donc au plan B, la bière. Je me penche donc sur une abominable Bud Light bonne Sapporo des familles. Je me demande encore que viennent faire du Dom Pérignon et du Roederer (en Cristal s’il vous plait, faut pas déconner quand même on est à Hollywood !). Pour les petits budgets, il y a tout de même du Moët… Shesh !! La critique est facile je sais, la carte va bien avec les lieux.

Testons la cam’ maintenant

SushiJe ne vais jamais dans un restaurant japonais pour enfiler des perles. Mon choix a été très rapide au final et s’est porté en entrée sur des tempura de légumes (étonnant!) et en plat sur des sushi.

Et c’est parti pour les tempura. Au premier coup d’œil, je sais d’avance que ce sera une pure tuerie. Au premier coup de dent, sentiment de bonheur absolu: choix de légumes excellents (asperge, oignons, champignons shiitake), panure très bien réalisée et goûtue. J’en fais profiter mes compagnons de tablée afin d’obtenir leur avis, eux aussi connaisseurs des bonnes choses japonaises. Entrée validée !

Arrivent alors l’assiette mix de sushi : thon rouge, saumon, daurade, anguille et j’en passe. Une pièce par espèce de poissons. Comme à mon habitude, je prépare ma sauce soja que j’apprécie très épicée : je dépose uniquement quelques gouttes de soja, j’y intègre le wasabi, mixe le tout pour en faire une pâte consistante avant de la délayer avec un peu plus de sauce soja. Huit california rolls se trouvent dans l’assiette, pas de jugement, on est au pays des california rolls et ça fait toujours joli dans l’assiette.

Mais par quoi commencer ? Allez, je fais durer le plaisir et je teste un maki. Gosh ! Je suis tout de suite séduit, c’est un régal. Est-ce que je mange les sushi à la japonaise c’est à dire à la main ou aux baguettes ? Bon allez, va pour les accessoires. S’enchaînent donc les sushis entrecoupés par les lamelles de gingembre. OK, remballez tout, c’est bon, je n’ai rien dit, c’est de très bonne facture. Petite touche que j’apprécie même si c’est un détail, le maitre sushi a placé du wasabi sous les tranches de poissons.

Le prix

Ce restaurant qui se veut un peu chicos ne tarife pas ces plats dans le haut de fourchette. Les tempura vous coûteront 11 dollars et l’assiette de sushi 35 dollars ce qui est très raisonnable. Alcool compris (pas avec la bouteille de Cristal évidemment), vous en aurez pour 60 dollars. Ramenez à l’euro c’est extrêmement raisonnable pour la qualité des produits que vous aurez dans votre assiette.

L’avis de tonton Maneki

Bon, inutile d’y aller par quatre chemins : Katsuya c’est du très bon et je ne demanderais qu’à y retourner. Il existe plusieurs restaurants à Los Angeles, je vous conseille celui situé à côté de Hollywood boulevard et ses étoiles. Le cadre est sympa même si j’imagine que les autres Katsuya sont tout aussi beaux.

En fin de repas, vous pourrez même flâner sur Hollywood boulevard et prendre quelques clichés devant le Chinese Theater comme ici, où j’ai pris la pose devant la signature de Al Pacino. Oui je sais ça fait un peu touriste mais je ne pouvais pas m’en empêcher !

Chinese theater